Étape 056 : Tchita (Russie)
Dimanche 25 juin 2017
Après une longue route entre Oulan Oude et Tchita, nous avons décidé d'inverser les étapes 56 et 57 pour nous reposer un peu
Nous restons donc à Tchita ce dimanche où deux guides, Valentina et Liya nous accompagnent
Au programme, la Place Lénine, le bâtiment de la Compagnie des Chemins de Fers “Zabaikalye Railway“, le bâtiment régional de l'administration, les 4 colonnes carrées et leurs 16 palques de bronze, la magnifique Poste en bois du XIXe, la cathédrale de Kazan, ses 5 dômes dorés et la statue du Prince Alexandre Nevski ,la gare, le Musée Militaire, le Musée des Décabristes dans l'église Saint-Michel (1771) et la sculpture de l'Amour !
Une bien belle journée que nous terminerons par deux heures de sauna et de piscine privés à l'hôtel Mont Blanc, puis par un dîner en plein air dans une bonne ambiance
Un peu d'histoire : Les épouses des Décabristes :
En 1827, les Décembristes ont été transférés de Blagodatsk à Tchita et, quelques années plus tard, à Petrovski Zavod, où une prison avait été construite pour eux ; partout, leur détention était adoucie par la présence de leurs femmes ; elles étaient neuf, puis onze, lorsque les françaises Pauline Hébels (1800-1876) et Camille Le Dentu (1803-1839) qui avaient suivi leurs fiancés, ont pu enfin se marier
La princesse Ekatérina Troubetskaïa (1800-1854), femme de Sergueï Troubetskoï, a écrit des autres femmes des Décembristes : "Elles sont la gloire et la beauté. Heureux les hommes qu'elles ont aimés ! Abnégation, courage et tendresse, que leurs noms soient immortels !"
Cet impossible voyage de plus de 5 000 km représentait une aventure incroyable
Devenues femmes de bagnards, elles perdaient leurs privilèges nobiliaires ; leurs droits de se déplacer, de correspondre, de disposer de leurs biens étaient réduits
Selon "l'acte de renoncement" qu'elles devaient signer, elles n'étaient autorisées à voir leur mari que deux fois par semaine et en présence d'un officier
Elles avaient dû abandonner leur argent et leurs bijoux
Les enfants nés en Sibérie feraient partie des paysans appartenant à l’État
Le gouvernement se déchargeait de sa responsabilité si elles venaient à être attaquées ou même tuées
De plus, on leur interdisait le retour en Russie d'Europe après la mort de leur mari. Neuf femmes et deux fiancées (qui avaient suivi leur bien- aimé au bagne pour s'y marier) ont signé ces cruelles conditions ; la première était la princesse Ekatérina Troubetskaïa
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